Palettes, caisses, bibliothèques démantibulées, fonds de vieux tiroirs...
C'est souvent sur les trottoirs de La Chapelle que Chloé Bordils trouve
les supports qu'elle hisse ensuite dans son studio minuscule. Son travail
est presque toujours réalisé sur ces vieux matériaux que réchauffent
les couleurs vives de ses peintures.
" Faire simple demande beaucoup d'efforts ".

Chloé saisit d'un coup de crayon les passants dans la rue, les acteurs
d'un spectacle, les acrobates d'un cirque. A genoux sur son plancher,
elle peint ces visages simples, élancés. Leurs grands yeux guettent,
interrogent, scrutent en silence, captent les regards et laissent
les visiteurs sur un étrange goût de songe. Quelques sculptures
fragiles leur répondent. Des silhouettes de papier mâché, légères,
des pantins contournés qui semblent rire du monde.
Elles ont hérité des " Fallas " de Valencia la joie du feu, le goût
du soleil et des nuits de fête.

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